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Pierre Establet - Réflexions et projection
Articles récents

Vaccins anticovid à ARN messager, tous cobayes ?

23 Juillet 2021 , Rédigé par Pierre Establet

  1. L’ARN messager a été découvert en France dans les années 50. Cette découverte a permis de faire bénéficier nos 3 chercheurs du Prix Nobel de Médecine en 1965. Nous disposons donc d’un recul de plus de 70 ans sur le sujet.
  2. La vaccination à ARN Messager est-il une thérapie génique ? Pour cela, il faudrait sur l’ARN Messager agisse sur le génome, en le modifiant, comme cela existe pour des thérapies géniques utilisées dans les soins contre certains cancers ou maladies dites orphelines. Or, l’ARN messager n’agit pas sur le génome, il ne fait que dupliquer une protéine, puis disparait immédiatement. A aucun moment l’ARN Messager n’interfère avec le noyau des cellules, dans lequel se trouve le génome. L’ARN messager produit tous les jours, chaque jour, des centaines de protéines pour que notre organisme fonctionne.
  3. Depuis plus de 15 ans, nous vaccinons les porcs avec de l’ARN messager, sans jamais avoir pu voir une évolution génétique ou des dysfonctionnements, sans aucune conséquence sanitaire. Or, le génome du porc est presque le même que celui de l’homme. A 99 %.
  4. On parle d’absence d’essai sur les animaux. C’est tout simplement faux. Tous les vaccins ont été testés sur des animaux, puis ont respecté les 3 phases nécessaires à la validation.
  5. Les vaccins sont issus de la recherche privée. C’est encore faux : Ce sont les universités, au UK, aux Usa, en Australie, qui ont mis au point la conception de ces vaccins. Ensuite, leur fabrication a été effectuée par des entreprises privées, parce qu’aucune Université ne sait fabriquer un produit en phase industrielle.
  6. Il y a plus de 1 milliard de personnes totalement vaccinées et 2 milliards avec primo injection, dans le monde avec ce type de vaccin, avec 0,0001 % d’effets secondaires et moins de cas de thromboses que par le simple fait de fumer une seule cigarette, sans parler de la pilule contraceptive, ou du simple fait de ne pas avoir d’activité physique.
  7. 98 % des nouvelles personnes contaminées par le Covid ne sont pas vaccinées.
  8. En 2020, sur les 1200 marins français embarqués sur le porte-avions Charles de Gaulle, 1056 marins ont été contaminés. Aucun d’entre eux n’étaient vaccinés. Cela fait 80 % de contamination. En 2021, sur les 1046 marins britanniques embarqués sur le porte-avion Queen Élisabeth 2, 100 cas ont été dépistés, soit 10 % des marins. Il étaient 100 % vaccinés.
  9. Actuellement, avec l’été, les clusters se multiplient et atteignent des personnes plus jeunes, qui, pour certaines d’entre elles sont hospitalisés. En Occitanie, en 2 jours, nous sommes passés de 0 cas de de Covid en réa à 9. Que des jeunes. La croissance est exponentielle, par un facteur supérieur à 2
  10. A force de nier la nécessité de se vacciner, ce sont les anti-vaccins qui sont responsables des mesures coercitives terrifiantes pour les individus. Ces personnes se comportent comme la secte de la scientologie ou les témoins de Jehova.
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Ré-inventer les territoires, pour lutter contre le changement climatique et concevoir un climat de vie apaisé

30 Juin 2021 , Rédigé par Pierre Establet

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La crise Covid provoque une ruée des citadins vers les villes moyennes, généralement situées à proximité des grandes métropoles. Angers, Le Mans, Vendôme, Blois, Tours, connaissent un nouvel essor. L’inflation artificielle de l’immobilier des centres-ville des métropoles, essentiellement liée à la nouvelle offre touristique, conduit les classes moyennes, les jeunes ménages, les classes populaires à s’implanter dans les zones périurbaines de ces métropoles. Ainsi, au sud-est de Toulouse, la Communauté d’Agglomération du Sicoval a vu sa population passer de 15 000 habitants à 80 000 en 10 ans.

Dans le même temps, les zones éloignées de ces métropoles deviennent, au mieux, des zones de résidences secondaires pour riches retraités, mais se vident de leurs forces vives, puis des services publics, puis des commerces.

Ces mécanismes conjugués provoquent un accroissement du besoin de mobilités, pendulaires, saisonnières, et nécessitent, dans le cas d’une croissance démographique de lourds investissements pour concevoir les conditions d’existence quotidiennes des nouveaux arrivants, et, pour les zones en voie de désertification, des compensations, soit en subventions, soit en perte de patrimoine, ce qui revient au même : on transforme de la masse en flux.

Dans tous les cas, c’est plus de carbone, plus de routes, plus souvent entretenues, plus de gaz à effet de serre, et, transition écologique oblige, plus de cuivre, plus d’or, pour les batteries, les câbles, la fibre, les technologies numériques ...

Bref, c’est le serpent qui se mord la queue.

Ensuite viennent les discours politiques. Qui est pour la décroissance, qui est pour le nucléaire, qui veut des champs de panneau solaires, de l’éolien, qui est pour taxer les pays producteurs de gaz à effet de serre (en oubliant que depuis la Révolution industrielle, c’est bien l’occident qui a le plus émis de ces gaz). Affrontements stériles, parce que fondés sur des principes inapplicables, et pas seulement à cause des Gilets Jaunes.

Moralement parlant : pourquoi un Chinois d’aujourd’hui n’aurait pas le droit de polluer autant qu’un Européen ou un Américain d’hier ? Économiquement parlant : quelle taxe, appliquée par qui, sur quel produit est acceptable, sachant qu’in fine c’est le consommateur qui va la payer ? Écologiquement parlant : Qu’il y ait des taxes, des interdictions, de la transition écologique, qui n’est ni plus ni moins que du transfert de pollution d’un mode vers un autre, avec un verni vert. Structurellement parlant : la population croissant inexorablement, les besoins de consommation, sans porter de jugement ni qualitatif, ni quantitatif, vont croître eux aussi, et, progrès de la médecine oblige, avec des espérances moyennes de vie qui s’allongent.

Or, ce constat est-il inexorable ? Non, il existe des solutions sociétales, je n’ose dire politiques, tellement ce mot a perdu son sens, qui consistent en un objectif, possible en une seule génération : Re ! Recycler, Réutiliser, Reterritorialiser, Recollectiviser. Non pas par dans une version utopiste post-moderne, genre un nouveau Larzac, mais en réfléchissant, non plus en mode zone de travail, zone d’école, zone-dortoir, zone commerciale, zone culturelle, zone touristique, mais en fléchant les centaines de milliers de milliards, manifestement disponibles, vers le renforcement des zones rurales, en y développant des métiers liés à la réparation, au recyclage, à l’entretien, à la confection, à l’agriculture maraichère diversifiée. Des zones connectées par des moyens de mobilités, physiques ou digitaux, partagés, collectifs ou non, avec des productions d’énergie et de recyclage d’eau collectivisée à l’échelle de pâtés de maisons.

Les technologiques existent, les citoyens sentent cette nécessité, la planète en a besoin. Il ne s’agit ni de décroissance ni de revivre un temps perdu : on ne se passera plus jamais de zoom, des plateformes de streaming, et d’aller voir les pays exotiques.

Il s’agit de reconstruire un espace apaisé de vie, pour que nos enfants, et, espérons-le les leurs, en maitrisant notre empreinte, en responsabilisant nos actions et en développant des métiers à fortes valeurs ajoutées.

Qui plus est ce sera l’occasion de sortir du climat anxiogène dans lequel se propage les débats stériles qui peuplent nos ondes nos réseaux sociaux.

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La déshérence idéologique structurée, terreau infertile.

10 Janvier 2021 , Rédigé par Pierre Establet

Crédit "Challenge"

J'écoutais Corine Pelluchon sur Inter, hier matin. Pendant le temps, comme un pied de nez à tant d'intelligence, Trump faisait un caprice de plus. On venait de commémorer (discrètement) la mort de François Mitterrand, l'un des derniers hommes politiques ayant eu une vision idéologique ancrée dans l'humanisme issue des lumières. 

J'ai, devant moi, le portait de Mandela, celui de Stephane Hessel, celui de Barak Obama, la Une de Libé concernant la fin de la peine de mort, du combat d'Hannah Arendt puis de Robert Badinter. En 2021, on fêtera les 40 ans de cette abolition. Si on y arrive. 

La crise Covid, la crise climatique, la crise économique, la crise médiatique, la crise des exilés, l'envahissement du Capitole, sont les symptômes, douloureux, mortels, de la déliquescence du terrain idéologique laissé en friche stérile depuis des décennies.

Pour filer la métaphore, un terrain en friche peut favoriser le développement de formes endogènes de régénérescences, mais, bien plus souvent, se laisse envahir de ronces, de mauvaises herbes, de piquants orties.

Que sont devenues les confrontations intellectuelles, politiques, économiques, historiques, structurées, argumentées ? Quel poids pèsent-elles fasse  à l'immédiateté des pseudo réseaux sociaux ? Des 140 signes d'un Tweet ?

A la confrontation, se substitue, petit à petit, insidieusement, l'affrontement, l'invective, la vindicte, laissant peu de place au débat rationnel, engagé. 

L'absence de recul des positions médiatisées de certains chroniqueurs, établi sans validation scientifique, comme expert, de rien, de tout, stérilise les exigences intellectuelles, qui, pourtant existent, comme le prouve l'excellent livre de Corine Pelluchon.

Pourtant, de ce terreau en friche, on pourrait réinventer l'humanisme, de nouvelles conquêtes, de nouveaux projets collectifs, qui intègrent les urgences, mais qui projètent, au delà des replis identitaires et communautaires, une vision sociale bienveillante et rieuse.

Nous disposons de tous les outils : l'accès à la connaissance, le recul historique, les technologies, une capacité d'anticipation des réalités, les transmissions intergénérationnelles.

Nous disposons de tous les atouts : une richesse accumulée jamais atteinte jusque-là, des institutions qui semblent robustes, des humains de mieux en mieux formés, partout.

Nous avons les pistes : la biodiversité, le bien-être animal, la bienveillance, la relation entre les générations, la solidarité entre les riches et les pauvres, la maîtrise du temps long, le reconstruction d'une économie solidaire et ancrée dans les territoires.

Nous disposons des handicaps, formidables leviers de solidarité, qui doivent nous servir de guides et de garde-fous, Covid, les exilés noyés dans le Club Med, les expériences Trump, Bolsonaro, Poutine, Erdogan, Xi Jinping, Orban, le réchauffement climatique avéré.

Ralentir le temps politicien pour donner du temps politique, c'est ce que j'espérais en votant Macron. Un administrateur, donnant 5 ans de réflexions, afin de faire émerger cette confrontation idéologique nécessaire.

J'espère qu'il est encore temps.

 

 

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L’Histoire pour continuer de la vivre

8 Décembre 2020 , Rédigé par Pierre Establet

Revenons 3 siècles en arrière. 1848, 3ème révolution Française. 1870, première guerre contre la Prusse. 1871, la Commune. Pendant ce temps une immense révolution économique se met en œuvre : la révolution industrielle, née en 1840, d’une mère ferroviaire et d’un père commerçant.

Une réforme qui laisse sur le carreau des artisans, des agriculteurs, mais aussi qui privilégie déjà l’essor économique au détriment de la mixité sociale, de l’environnement et qui préfigure les excès à venir. Une guerre qui détruit durablement un continent, laisse assez d’amertume pour engendrer 50 ans de conflits. Une révolution bourgeoise, qui oublie que le peuple a faim. Une révolte qui tourne au désastre, mais engendre une prise de conscience collective, sociale, humaniste. Au-delà des évolutions républicaines, la force de cette période aura été de créer le terreau d’une pris en compte des aspirations citoyennes, la construction d’une gauche progressiste, intellectuelle mais incarnée dans la vie quotidienne des prolétaires.

1898, de retour d’un périple en Allemagne et en Russie, Lucien Herr, Bibliothécaire à l’École Normale Supérieure, rue l’Ulm, alerte les décideurs, penseurs, syndicalistes, d’un double risque : la bascule Bismarckienne vers un nationalisme dangereux en Allemagne et de l’émergence du Bolchevisme totalitaire en Russie. Que ne l’a-t-on pas écouté.

Il forme cependant les prémices d’une Gauche progressiste non inféodée au future diktat Bolchevique. Cette Gauche, de Jaurès à Clémenceau, de Péguy à Blum, de Zola à Louise Michel, fondent une conscience collective, qui prend à bras le corps les combats sociaux et démocratiques. Cette gauche agira pour la défense du Capitaine Dreyfus, mais aussi, et ce fut le combat de Louise Michel, contre la peine de mort, combat mené à bien en 1981 par Robert Badinter. Elle structurera le futur Front Populaire et toutes les avancées sociales dont nous bénéficions encore : congés payés, réduction du temps de travail, conventions collectives, salaire minimum, sécurité sociale, retraites, droit à l’avortement, droit à la contraception.

Néanmoins, l’histoire ne s’écrit pas dans ce cortège de béatitudes. 19 millions de morts en Europe entre 1914 et 1918. 90 millions de morts dans le monde, entre 1939 et 1945, pour une guerre que tous pouvaient prévoir et, donc, éviter. De cette guerre, dont nous aurions pu et dû espérer une sérénité internationale, est sorti une période totalement fracassée. Certes l’Europe bénéficiait des 30 Glorieuses.

Cependant, la décolonisation, la guerre froide (froide en URSS et aux États Unis, mais pas en Corée ou au Vietnam), la montée du libéralisme, les purges staliniennes, maoïstes, Khmers, font sans doute le double de mort que ce que la « Grande Guerre » a connu. Et cela sous les yeux aveugles de TOUS nos dirigeants. Sans doute avec le cynisme, la compromission, les espoirs de puissance, les rivalités, les trahisons, moteurs des ambitions, qui, toutes ont été déçues.

Le Monde d’aujourd’hui est-il plus stable ? Daesh, Talibans, Ouigour, Réfugiés, milliers de morts en Afrique, famine, guerres entre Sunnites et Chiites, forment le quotidien de nos médias. Meurent sous nos yeux des centaines de millions de victimes innocentes. Trump, Poutine, Erdogan, Bolsonaro.

Depuis 30 ans, la Reproduction, chère à Pierre Bourdieu, évolue : aux Élites européennes, qui se reproduisent entre eux, se répartissent les richesse le pouvoir, l’intelligentsia, se substitue une nouvelle Elite, internationale. Les travaux de Thomas Piketty et de la plupart des sociologues sérieux sont sans concession. S’il émerge une catégorie identiquement aussi riche dans tous les pays du Monde, les écarts entre les pauvres et les riches n’ont jamais été aussi larges. Un gouffre. 2 % de la population mondiale détient 98 % des richesses, du pouvoir et des moyens d’expression.

Les écarts se creusent, en termes de richesse, mais aussi d’espérance de vie, d’accès à la nourriture, à l’eau, à la culture, à l’éducation, à la santé, et même à la démocratie. Jamais le Monde n’a été aussi riche. Jamais il n’y eut autant d’exclus.

Et nous n’en tirons aucune leçon. Pourtant, les récentes crises devraient nous alerter : la montée du fondamentalisme religieux, le repli communautaire, les attentats, les crises sociales, financières sanitaires qui se suivent, de plus en plus fréquentes, ne sont pas des signaux faibles ! Quelle leçon a-t-on tirée de l’explosion de Tchernobyl ? Quelle leçon a-t-on tirée des épisodes des farines animales ? De la crise de 2018 ? Quelle leçon a-t-on tirée du fiasco politique de 2002, en France ? Des Gilets jaunes ? Aucune.

La pandémie Covid est de notre responsabilité collective, tant dans son émergence que dans l’incapacité à la juguler. Parce que les décisions mondiales ne se coordonnent pas. Parce que les intérêts individuels prennent le pas sur la conscience collective. Sommes-nous à ce point aveugles ?

Il faut le croire, quand on voit que, malgré toutes les alertes scientifiques, malgré tous les signaux qui démontrent le bouleversement climatique, malgré les prises de conscience individuelle des intellectuels et les coups de gueule fracassants de certains, le choix de privilégier une économie sur carbonée est toujours le choix qui guide nos sociétés et nos décideurs.

Alors, qui va écrire l’Histoire dans 20 ou 30 ans ? Quelle sera la dernière génération sacrifiée ? Celle de nos enfants, ou celle des leurs ?

Pourtant, les 3 derniers siècles ont démontré à l’échelle internationale, que, malgré les énormes crises, guerres et bouleversements, l’Humanité avait su construire des outils communs, de faire évoluer les systèmes sociaux, de privilégier la laïcité, l’éducation, la santé, la recherche, la culture. En moins de 50 ans, tous ces efforts sont battus en brèche. Comme un barrage qui s’effondre, et libère des milliards de mètres cubes d’eau et ravage tout sur son passage. 50 ans, alors que jamais l’accès à l’information a été aussi facile. 50 ans, où les systèmes de répartition équitable de la nourriture et de l’eau sont faciles à mettre en œuvre. 5O ans pour partager équitablement les richesses, répartir celles-ci pour que chacun puisse s’aménager sa vie, là où il est, pour ce qu’il veut en faire. 50 ans au cours desquels on aurait pu anticiper la crise climatique et la juguler.

 

 

50 années perdues dans des luttes d’autant plus vaines que le juge de paix sera le climat. Et qu’aussi riche soit-on, personne ne résistera pas à 60°.

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État de Droit recroquevillé

5 Décembre 2020 , Rédigé par Pierre Establet

 

Les évolutions récentes du Droit, initiées après les attentats de 2015 en France, sous l’impulsion de Manuel Valls, renchéries par l’arrivée du quatuor (à vent) Macron/Philippe/Castaner/Darmanin lors de la révolte des Gilets Jaunes, puis des épisodes Covid, ont porté clairement notre démocratie à la porte, extérieure, de l’État de Droit.

Voulons-en pour preuve qu’un avocat pénaliste de renom, devenu Ministre de la Justice, prompte à dégainer dès lors qu’une atteinte, fût-elle mineure, au Droit de la défense, torde ce droit-là par Ordonnance, c’est à dire sans consultation du Parlement, soulevant la toute-puissance de l’exécutif face aux deux autres pouvoirs, garants de la 5ème République. Heureusement retoquée par l’un d’entre eux.

Dernier avatar en date, après l’évacuation scandaleuse, illégale et inutile d’exilés de la Place de la république  si mal nommée en l'occurence, couplée à la volonté aveugle du nouveau Ministre de l’Intérieur, dont la morale personnelle et la sincérité de sa loyauté sont sujettes à caution, tente de bâillonner le 4ème pouvoir : la presse, en privilégiant « ceux qui nous protègent » à « ceux qui ont besoin d’être protégés », y compris par « ceux qui nous protègent ».

Cette Loi sur la sécurité globale est en fin de compte une Loi sur l’insécurité totale. Que serait devenu ce producteur massacré par 3 policiers si cette Loi était entrée en vigueur ?

Comment a-t-on pu en arriver là ? Comment a-t-on pu sacrifier le volet « Libertés », publique et privée, au volet répression ? Sous les coups de boutoirs des terroristes ? Sous la pression d’une extrême-droite ? Mais alors, où est la force de notre République ? Où est sa résistance, si elle cède et renonce devant les combats ? Qu’est devenue la résilience qui aura permis aux Français de garder la tête haute en 1945 ?

De façon anecdotique, un honnête artisan, élagueur déclaré, équipé d’une longue nacelle avec son adresse indiquée dessus et qui travaillait juste à côté, est venu au secours de notre perroquet, enfuit la veille, après une nuit à moins 2 degrés. Pour arriver au magnifique pin parasol où le Ara avait trouvé refuge, il a été « pisté » par un couple de Gendarmes, qui l’ont traité, devant les habitants médusés, de « représentant des gens du voyage » à la recherche d’un forfait à commettre.

Ils lui ont fait perdre 2 heures, alors que l’intervention avait pris 10 minutes, pour demander ses papiers, sa carte professionnelle, son autorisation de stationnement sur la voie publique (alors que le camion était garé dans une propriété privée), sa carte d’identité, sa carte grise, son attestation d’assurance, véhicule et professionnelle, vérifier mon immatriculation, mon certificat de sortie, l’assurance de ma voiture, le contrôle technique et affiché... Tout était en ordre, ce qui n’a pas empêché la même patrouille de revenir 10 minutes plus tard, soulevant l’indignation des habitants.

La République est menacée de l’intérieure, parce qu’elle a sombré dans les mains d’idéologues approximatifs, qui connaissent de la Laïcité que le volet combat, alors que la base de la laïcité est la tolérance et le respect de la croyance des autres et dans celles des partisans de la répression totale – totalitaire ? – au détriment du respect des libertés fondamentales, pilier de notre démocratie et de notre Constitution. Relisons donc la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme !

Enfin, faire nation, c’est faire la place au plus faible. C’est surtout donner le plus de place aux libertés publiques et les garantir, quoiqu’il en coûte.

C’est bien de cela qu’il s’agit : se préoccuper des plus faibles, ouvrir portes et fenêtres pour laisser respirer notre civilisation. Cette crise sanitaire est la démonstration sur laquelle le monde politique, si tant est qu’il existe encore une acception sociétale de ce mot, devrait concevoir toute son action.

Protéger, garantir les droits humains, libérer les esprits, favoriser l’enseignement citoyen à la préparation à la sélection, répartir les richesses, laisser les idées profuser et perfuser. Chercher de nouvelles exigences collectives, de nouveaux droits. Pas se replier, se recroqueviller, comme une tortue romaine derrière de futiles et inutiles boucliers. Aucune civilisation n’a tenu en privilégiant des intérêts protectionnistes à l’ouverture, aucune société n’a survécu en taillant dans les libertés publiques. Aucune idéologie n’a réussi à résister à la pression des opinions. Encore moins aujourd’hui qu’auparavant.

Il reste encore des « bastions » idéologiques répressifs qui espèrent s’en sortir, en Russie, au Brésil, en Chine, à Hong Kong, en Turquie, en Hongrie. Combien de temps tiendront-ils ? Exit Trump en 4 ans.

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Covid 19. Aucune crise n’est imprévisible, aucune crise n’est inévitable, espérons que cette crise soit utile.

28 Octobre 2020 , Rédigé par Pierre Establet

L’explosion de Tchernobyl était prévisible : une centrale nucléaire mal conçue, mal surveillée, dans un état qui cherchait plus à cacher sous le tapis les errements aux solutions. L’affaire du sang contaminé était prévisible : la vénalité associée à l’incompétence des intermédiaires, qui préfèrent sauver leur fauteuil aux alertes. Les deux guerres mondiales étaient prévisibles : pour preuve, Lucien Herr, en 1898, les avait décrites. La crise de la vache folle, c’est à dire donner des farines animales contaminées à des animaux de la même espèce, était évidemment prévisible. Les inondations à répétitions sont prévisibles : le bétonnage massif des zones d’épandage naturel, couplé au réchauffement climatique, permet d’envisager les désastres qui sont arrivés. Les pétroliers rouillés, pas entretenus, établi dans des paradis fiscaux, qui coulent au large des côte, c’est, là aussi, prévisible. La pandémie actuelle, fondée sur l’association de la déforestation, l’émergences de virus jusque-là contenus, de la surpopulation métropolitaine et la massification des échanges internationaux, est tout autant prévisible.

Toutes étaient évitables, sans doute à l’exception du Sida, qui a surgit sans qu’on ne comprenne pourquoi et comment. Même le risque sismique est prévisible, les accidents de la route, les effondrements de terrain en montagne, les déraillements, toutes ces crises sont prévisibles.

Les crises sociales aussi : quand on entretient une telle disparité dans la répartition des richesses, forcément, un jour, ça craque. C’est donc prévisible qu’un jour, un soulèvement se fasse jour.

Les famines, les guerres de l’eau, les guerres de pouvoir dans les ex-pays colonisés, sont des crises prévisibles.

Sont-elles évitables ? La réponse est oui. Bétonnons moins, déforestons moins, délocalisons mois, prévenons plus, répartissons mieux, surveillons mieux, investissons dans une économie décarbonnée, réfléchissons à nos relations internationales dans le respect des différences, des cultures, des croyances, roulons moins vite, soyons plus civiques, plus attentifs aux autres, plus respectueux des relations humaines. La plupart des crises d’origine humaine seront évitées. Les crises accidentelles pourront être affrontées. La crise climatique qui arrive peut sans doute encore être contrôlée, même si nous n’échapperons pas au sacrifice d’une ou deux générations. Cela fera pas mal de générations sacrifiées : 2 de 1914 à 1918, deux autres de 1939 à 1945, deux générations de 1973 à 2002, sans doute une à cause de la Covid, et sûrement 2 ou 3 à cause du réchauffement climatique.

Enfin, cette crise est-elle utile ? la réponse tient dans l’analyse des deux parties précédentes : la Covid 19 doit servir de détonateur à une prise de conscience mondiale et citoyenne, humaniste et conquérante de nouvelles organisations humaines, respectueuses de son environnement, des autres, des faunes et des flores, des histoires, ds cultures, des croyances, de l’écoute et des envies.

Alors elle sera utile. Sinon, on ira vers d’autres générations sacrifiées. Jusqu’à ce qu’il n’y en ait plus.

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Pour un reconfinement sanitaire et économique responsable.

25 Octobre 2020 , Rédigé par Pierre Establet

Depuis quelques jours se fait sentir le débordement de nos pays à gérer correctement cette crise sanitaire, emballement des contaminations, engorgements des services d’urgence et de réanimation, report des soins dits « non-essentiels », distanciation dans les EHPAD, messages anxiogènes, mesures intermédiaires et informations contradictoires. Tout démontre que la panique est en train de prendre le pas sur la logique.

Une logique sanitaire, basée sur un premier constat.

C’est un constat scientifique qui fait consensus, sauf chez certains dégénérés, nous de disposons pas plus de thérapeutiques efficaces que de procédures vaccinales à court terme. 

Ensuite, on ne sait pas empêcher la propagation de ce virus, ni avec la mise en œuvre des mesures de distanciation sociale, ni barrières. Pourquoi ? parce que c’est tout simplement impossible. Trop de ruptures de vigilance, de gestes involontaires, de rencontres et de promiscuité. Dans une journée, une personne normale, qui travaille, prend sa voiture, va au boulot, entre dans son lieu de travail, sort déjeuner, revient du déjeuner, termine sa journée, fait les courses, rentre chez elle. Disons qu’il s’agit d’un adulte, formant un couple et ayant deux enfants scolarisés. Cela fait entre 40 et 100 zones de contacts par jour avec le virus. Tous les jours, cinq jours sur sept. Sans même parler des instants cafés, des pratiques sportives, des téléphones non désinfectés, des claviers d’ordinateurs imbibés, des sanitaires plus ou moins bien entretenus, des poignées de portes, des barres de charriots, …

Est-ce que les mesures de couvre-feu sont des mesures efficaces ? Cela pose une première question : pourquoi le virus ne se propagerait pas avant 21 h, dans les restaurants, dans les transports d’autant plus bondés que les mesures influent sur la sur-fréquentation aux heures de pointe ? Est-ce que le couvre-feu garantit une exemplarité dans les comportements individuels et collectifs privés ? Et qui va vérifier ? Et pour quelle durée ? 

Avec ces mesures, il semble qu’au mieux, on atténue l’exponentialité de l’épidémie. Qui reste exponentielle.

Une logique économique.

En acceptant un confinement lié aux personnes exposées : secteur tertiaire, école, économie de loisirs, de culture et de détente, soit l’essentiel de l’économie et de la relation sociale française, en privilégiant de nouvelles organisations, comme un télétravail structuré, un accès culturel par retransmission, pour le spectacle vivant, capté et diffusé sur des plates-formes payantes, la possibilité de faire transporter les repas préparés par les chefs par des taxis, des VTC, deux par d'autres personnes qui auraient un accès privilégié au transport en commun. D’une part, on ne bloquera pas l’économie, en tout cas pas au même niveau que le confinement total qui se précise, mais encore on construit les bases d’une économie nouvelle, fondatrice, une fois sortie de la pandémie, d’une véritable économie relationnelle.

Mais cela passe par un coup d’arrêt à la contagion, et, rejoignons-là les propositions des Prix Nobel d’Économie Esther Duflo et Abhijit Banerjee : un confinement total d’un mois, qui va coûter 10 Milliards d’euros (soit 8 de plus que ce que coûtent les mesures actuelles), avant de déployer cette solution bien plus raisonnable et respectueuse de tous. Confiner intelligemment, ni par âge, ni par région, ni par heure, ni par métiers. Pour repartir à zéro, ce que nous aurions dû et pu faire en mai, et organiser l’émergence cette nouvelle organisation sociale.

Il serait bien que nos deux Prix Nobel prennent le temps de calculer ce que cette nouvelle société économique émergente, créatrice d’emploi, de proximité, non dé localisable, va générer. 

#Covid19 # Esther Duflo #Abhijit Banerjee #Couvrefeu #Confoniement #Pandémie #Coronarovirus

 

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Du choc pétrolier au choc Covid : le Monde n’a rien appris !

15 Août 2020 , Rédigé par Pierre Establet

1973, choc pétrolier, que personne n’avait anticipé, alors même que la vie économique connaissait une mutation radicale entre le passage d’une économie agricole à une économie industrielle, fortement dépendante des énergies fossiles. La Mondialisation naissante, les choix de soutenir une macro-économie aux détriments des PME, privilégier Bull à la Micro-informatique, maintenir sous perfusion une sidérurgie sans avenir, à défaut d’une politique d’innovation robuste et portée par une ambition nationale.

 

Bilan : le chômage, après 30 années dites glorieuses, explose, les déficits arrivent, la dette s’accroit, la croissance stagne, et avec elle les revenus des ménages, la répartition des richesses est passée de 1 pour 10 à 1 pour 1 million. Dans le même temps, les déficits des organismes tampons s’accroissent. Le syndicalisme recule, la gestion paritaire issue du CNR, est captée par des technocrates, non fonctionnaires, et qui utilisent ces nouveaux pouvoirs pour de nouvelles ambitions. L’école publique perd des moyens, au profit de l’école privée, l’hôpital public est petit à petit rendu exsangue. Le secteur assuranciel se transfert petit à petit d’une responsabilité collective à une individualisation de la responsabilité. Les Transports ferrés intercités, régionaux, sont balayés à la vitesse du TGV. Les transports aériens non rentables, écologiquement dévastateurs, pas seulement par leur emprise du la production de CO2, mais principalement par la possibilité qu’ils offrent de mettre n’importe quel pays du monde à proximité de citoyens irresponsables. Les ateliers du Monde se déplacent à la vitesse des transports maritimes déresponsabilisés de leur impact social et écologique. 1973. Il y a 50 ans.

 

2008, choc bancaire. D’avoir vécu sur le dos des milliards de personnes pauvres, le système conçu par des algorithmes, s’effondre, mais, au final sans conséquence : étant donné que les décideurs publics ont fait leurs études avec ceux qui ont inventé ces algorithmes, des solutions sont trouvées. Certes, payées par ceux qui n’étaient pas dans ces écoles. Mais, en peu de temps, des milliards d’euros, de dollars, sont trouvés. Ouf. Enfin, ouf pour eux, mais pas pour les générations futures : l’endettement explose, les inégalités aussi. L’abandon de vastes secteurs publics au profit(s) du privé permet de soupapes de sécurités, et même, de vastes vases communicants : les routiers, les citoyens, payent pour des autoroutes déjà payés. Et le payent cher.

 

2020, choc Covid. Le concentré de 50 ans d’errements. Trop de mondialisation, trop de déforestation, trop d’intensivité, autant dans l’agriculture que dans la production de biens de de services. Une mondialisation sans contrôle. Une épidémie qui ravage la planète, humainement, socialement, économiquement, politiquement, culturellement. Des apprentis-sorciers se partagent l’espace politique. En Europe, aux USA, en Russie, au Brésil, en Chine, en Inde. Ils sont peu : quelques apparatchiks, quelques erreurs de castings. Mais ils sont là, eux. Les citoyens ? Des produits. Les institutions ? Des jouets. L’avenir ? Une partie de dés.

 

Les Gafa sont de plus en plus riches, en payant de moins en moins pour la redistribution collective. 

 

Depuis 50 ans, de baisses d’impôts internationales en diminution de cotisations sociales, ce sont les 2 % les plus riches qui ont capté presque 100 % des richesses mondiales.

 

Mais qui sauve la vie quotidienne ? Le secteur public, les infirmières, les internes, les externes, les cantonniers, femmes et hommes de ménages, les éboueurs, les sages-femmes, les médecins hospitaliers, les routiers, les caissières, les livreurs, les artisans, les commerçants, les agriculteurs maraichers, et éleveurs, les fonctionnaires municipaux, les profs, instituteurs, aide-soignants. Payés à peine au SMIC. Jusqu’au-dessus du seuil de pauvreté. Juste à peine. Tous ces derniers de cordées. On devrait souvent relire « Premier de Cordée » de Roger Frison-Roche et mesurer que bien souvent, la cordée est assurée par le dernier de cordée, pas par le premier.

 

Et pourtant, personne ne tire durablement de leçon de ce dernier choc : cesser d’investir dans l’économie destructrice, privilégier, sans concession, les circuits courts, accompagner les technologies nouvelles sobres, refaire de l’éducation des enfants la priorité d’un État, d’une Europe. Rebâtir conjointement un système de santé performant et accessible à tous. Combien des milliards d’euros vont aller à sauver des banques ? Des constructeurs d’avions ? De voitures ? Des marchands d’armes ? Et, que restera-t-il pour accompagner la transition écologique ? De quoi accepter que les champs de betteraves, engraissent les industriels, et dégraissent les sols et y introduisent des destructeurs de polinisateurs ?

 

Quid des technologies d’avenir ? Recyclage bas carbone, protection du patrimoine, construction 100 % bas carbone, réorganisation du système de santé vers la prévention ? Quid des circuits courts, d’une agriculture rentable, parce que transformée et vendue par son producteur ? Quid des « nouvelles ruralités » ? De l’Économie sociale et solidaire ? Questions posées par Jean-Claude Flammand, ex-Président de l’Inra, qui voyait le monde rural avec 30 ans d’avance sur nos décideurs.  Toutes les technologies existent en France, en Europe. Des milliers d’idées fusent, et des milliards sont disponibles pour les accompagner. Comme existait l’inventeur français du Micro-ordinateur et de la souris, malheureusement – Merci Giscard – sacrifié sur l’autel du Bull. 

 

C’est dans ces secteurs émergents, permettant à la fois de garantir l’autonomie des citoyens, la diminution de la production des gaz à effets de serre, le lien social, la lutte contre le communautarisme, contre les délinquances issues de la concentration de la pauvreté.

 

Il est temps, encore temps, de faire « le bon choix », pour une fois dans notre histoire récente, d’après-guerre, d’anticiper une crise majeure. Et, avec un peu d’opiniâtreté, la prochaine. Incertaine, cette fois, pour la survie entière de l’humanité. Si tant est qu’elle le mérite.

 

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L’impuissance économique européenne, au service de l’effondrement de l’Europe.

8 Avril 2020 , Rédigé par Pierre Establet

A quoi sert l’Europe ? En temps de paix, de prospérité, de croissance ininterrompue, de progrès social, scientifique, de respect de libertés individuelles, l’Europe se préoccupe de la taille des concombres, d’harmoniser des produits, qui naturellement, ne sont pas harmonieux. Elle permet à des Hauts Fonctionnaires de gagner 2, 3 ou 10 fois plus que s’ils étaient fonctionnaires dans leur pays d’origine. Elle permet à des Commissaires non élus de décider de règles que les États appliqueront, plus ou moins, à plus ou moins longs termes, et qu’ils chercheront à contourner. Elle permet à des parlementaires, élus par les pays, et pas par l’ensemble des Européens, de palabrer, de s’écharper, comme dans leurs parlements nationaux, mais avec plus de moyens, plus de protections et, surtout, moins de travail.

 

Mais, ce n’était pas grave : l’Europe, solidaire, assurait la paix en Europe, après 2 guerres qui l’avaient ravagée. Europe. Solidaire. Les pays du Nord venaient, sans frontière, bronzer sur les plages du sud, avec des infrastructures construites et payées par les pays accueillants, mais gratuites pour eux. Les pays du Sud achetaient des grosses berlines, des tulipes, et prenaient des leçons de bonne gestion auprès des pays du Nord. Les pays du Nord accueillaient avec bienveillance des sièges sociaux de multinationales « défiscalisatrices », qui réalisent leurs bénéfices dans les pays du Sud, et – ne – payent – pas - leurs impôts dans les pays du Nord. 

 

En Grèce, la potion amère est administrée aux citoyens pour endiguer une faillite d’État, causée par la négligence politique de cet État, mais aussi par une banque Internationale qui a trafiquée les comptes et par la cupidité des banques des pays du Nord, qui prêtent à des taux d’usuriers.

 

Europe. Solidaire. En 2008, l’Europe a sauvé les banques, à coup de Milliards d’Euros, remboursés par les citoyens, du Nord et du Sud. Mais nous étions encore en temps de paix. Ouf pour les banques.

 

Comme le dit Notre Président, désormais, nous sommes en temps de guerre. Et cela se voit : c’est à qui va piquer les masques Italiens, Tchèques, Français, en loucedé. C’est à qui d’applaudir les soignants à 20 h quand 30 % des autres sont prêts à les dénoncer, à les maltraiter, le reste de la journée.  Ou à leur voler leurs matériels de protection.

 

Et en guerre, au final, c’est chacun pour soi : les pays du Nord, refusent d’aider les pays du Sud, en oubliant que nous ne devrions pas être une somme d’États, mais un continent solidaire.

 

Que va-t-il rester de cet égoïsme ? Un racisme résurgent ? Des citoyens du Nord accueillis au Sud par des mots qu’on espérait oubliés ? Sale Boche ? Des pays du Sud qui vont devant la ruine ? Et donc se livrer à de pseudo-sauveurs, comme en 1932 ? C’est déjà le cas en Hongrie. Ça a failli être le cas en Italie. 

 

En temps de guerre, on attend de l’Europe une volonté de se serrer les coudes, de s’entre-aider, d’accueillir les plus faibles, parce que c’est le fondement de l’Humanisme. Parce que ça devrait être le fondement de l’Europe. Et si nous regardions un pays du Sud, le Portugal, solidaire et prospère ?

 

Si nos 27 Ministres des finances sont incapables de s’accorder, si nos élus au Parlement Européen n’ont pas le pouvoir de faire pression sur les égoïsmes nationaux, si les Commissaires Européens ne comprennent pas les enjeux collectifs de cette guerre et son issue, alors, c’est qu’ils ne servent à rien.

 

Il est grand temps de soumettre les choix, économiques et politiques, au peuple européen, un européen, une voix, à travers un référendum, en ligne, confinement oblige !

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Gestion de crises, où est passée notre mémoire ?

4 Avril 2020 , Rédigé par Pierre Establet

Mais qu'a t'on retenu des crises qui ont éveillé les consciences dans les 90 ? Tchernobyl, Sida, sans contaminé, Vache Folle, Tunnel du Mont-Blanc, Inondations dans l'Aude, Erika, Tempêtes de 99, Ebola, Sras, H1N1, AZF, et j'en passe. 

Nous avions élaboré à la fin ses années 90, un référentiel de gestion de crises, selon leur nature, crises sociales, sanitaires, accidentelles, .... qui reposait sur l'anticipation, la coordination, l'information certifiée et transparente, la préparation et la participation des tous les acteurs susceptibles de diminuer les impacts des crises et de sortir de ces dernières par le haut. Médias, décideurs publics et privés, élus, réseaux associatifs, ...

Mais, où est passée cette mémoire collective ? Dans quel placard ? 

Je me souviens d'un article que j'ai rédigé, dans Stratégie, qui s'intitulait "il n'y a pas de crises imprévisibles, pas de crises inévitables, pas de crises inutiles" et qui se fondait sur ce patient travail de débriefing de la gestion de ces crises. 

Médiapart rappelle ce travail : https://www.mediapart.fr/…/gerer-le-covid-19-pourquoi-l-eta…

Espérons qu'on saura tirer, cette fois, les leçons de cette pandémie, et nous adapter enfin à la crise qui sera toujours là après : celle du réchauffement de la planète.

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